LA PR0PIIÉTE3SE' NT
reconnaissance , et surtout la dame de La Motte . qui en croyait son (ils incapable , n'ayant jamais pu obtenir de lui le moindre acte de politesse.
La religieuse voulut renvoyer l'hommage à qui de droit ; mais Bertrand maintint ce qu'il avait fait, et il fallut lui céder. Il fit plus , il refusa de retourner auprès de sa mère, à cette place qu'il avail conquise d'assaut , et il voulut rester debout derrière la prophétesse , pour être jusqu'au bout son cavalier servant et son échanson. Bref, à la fin du déjeuner, le vaurien, métamorphosé par les paroles de la religieuse, intéressa les nobles hôtes autant qu'il les avait d'abord effrayés et divertis , et il n'y rut qu'une voix pour demander à son père sa grâce complète et la permission d'aller au tournoi.
Le sire de La Motte n'osa pas désobliger ses convives par un refus formel ; mais résolu , avant tout , à ne pas discréditer par trop de mollesse l'autorité paternelle qu'il avait si souvent besoin d'exercer dans toute sa rigueur, il laissa espérer plus qu'il ne promit , et quand sa cour fut délivrée desmananset son oreille des sollicitations officieuses , il ordonna secrètement à deux varlets
vigoureux d'appréhender au corps le fmur grand homme, et de IVnlernier dans une lour du chà- Iran pendant que dûmes et chevaliers partiraient pour Rennes.
L'ordre était sévère, maïs conséquent; îî l'ut i vmpli . :i la grande rage de celui qui en étah l'dbjef', non sans attirer maintes bourrades et ïheur-
nissuivs aux varlets «I1 <!•■ le mettre a •
cution.
LE FBX£0î!Ora!B.