Paris, Treuttel et Wûrtz, 1830, in
xiv Préface.
nous lui avons emprunté de précieuses rectifications, et nous nous en sommes aidés pour combler les lacunes du manuscrit principal.
Nous le désignons par la lettre b.
III. Le manuscrit que nous plaçons le dernier, et que nous désignons par la lettre c, est conservé à la Bibliothèque impériale sous le n° 76$ $. de l'ancien fonds français. C'est, comme le précédent, un petit in-folio du XV e siècle, où se trouva avec notre poëme celui de Ciperis de Vigne vaux.
Il nous a été d'un moindre secours que le manuscrit b f car il ne nous offrait qu'un texte fort mutilé de 4,300 vers environ, dont les feuillets, par parenthèse, ont été intervertis à la reliure. Nous n'avons pas laissé, cependant, d'en tirer encore quelque parti. Il ne faut rien négliger, rien dédaigner, pour épurer ces vieux textes autant que faire se peut : on sera mainte fois surpris de voir qu'un méchant copiste aura retenu la bonne leçon précisément à l'endroit où le scribe le plus attentif l'aura laissée échapper.
A en croire le catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de Saint-Marc , publié par Zanetti en 1740, il existerait encore deux autres manuscrits du poëme de Doon^e Mayence. C'est en effet le titre, mais inexact, sous lequel sont désignés dans ce catalogue les n° 8 1 j et 14 de la section française. M. Paul Lacroix (»), et après lui
! . Dissertations sur quelques points curieux de l'histoire de France et de l'histoire littéraire, VII, 163 et 165.
Préface.
M. Adalbert Keller(»), ont répété Terreur de Zanetti. Celle qui est relative aun» ua été déjà relevée par M. Guessard, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes ( 3 ), où il a donné une notice détaillée de ce manuscrit. L'erreur provient de ce que la série des poèmes qui y sont renfermés s'ouvre par celui de Beuve de Hanstonne, où figure, comme nous le rappelons ci-dessus, un Doon de Mayence qui n'a rien de commun avec notre héros. Nous en dirons autant du no 14, qui contient aussi le poème de Beuve de Hanstonne.