‹ Dosage rapide dans les urines: De l'acide urique et des composés xantho-urique par le permanganate de potasseChapitre 8 sur 20 · C. — Solution avec · texte numérisé non relu

C. — Solution avec

Sulfate de cuivre pur . . . . 20 Acide sulfurique pur. . . . . V gouttes, Eau distillée q. s. pour 1 litre. |

D. — Bouilliede sulfate de baryum au 1/5 préparée en mélangeant une solution bouillante contenant 21 grammes de BaCl? pur avec une autre solution également bouillante contenant 10 grammes de SO:H* monohydraté, lavant le précipité à l’eau bouil-

ne PQ. =

lante et délayant finalement avec quantité suffisante d'eau distillée pour faire 100 centimètres cubes. E. — Solution :

N/10 de MnO“K (3 gr. 16 par litre)

On prend dans un verre à expérience 30 centimètres cubes d'urine + 70 centimètres cubes d’eau distillée + 5 centimètres cubes de solution À qui précipite les phosphates; après agitation, on ajoute 5 centimètres cubes de bouillie D, on agite et on ajoute un mélange de

4o cc. de B + 10 cc. C.

Après un repos de cinq minutes, on décante sur un filtre sans plis placé sur un entonnoir à succion et on s'assure que le filtratum ne précipite plus par le mélange des solutions B et C, on lave le précipité dans le verre avec de l'eau distillée et on décante à chaque lavage, Jette le précipité sur le filtre, lave en s’efforcant de réunir le précipité au fond du filtre, place l’entonnoir dans un matras de 200 centimètres cubes, on perce le filtre et, avec une pissette, on entraine le précipité dans le matras, on délaie avec 150 centimètres cubes d’eau, on ajoute 10 centimètres cubes de SO*H? à 50 p. 100 et on agite; après un repos de cinq minutes on verse goutte à goutte dans le matras la solution V/10 de MnO%K £ et on s'arrêtera à la teinte rose persistante.

N X 0,0074 — quantité d'acide urique dans 30 c.c.

L'examen des méthodes de dosage qui viennent d’être signalées montre que les auteurs ne sont pas d’accord sur bien des points. Tout d’abord le réactif

précipitant de l'acide urique est variable, c'est le chlorure de baryum, les sels ammoniacaux ou le sulfate de cuivre. Or, il résulte des essais de Cazé que le chlorure de baryum, même en milieu alcalin, ne précipite que lentement et incomplètement l'acide urique. Le sulfate d’ammoniaque entraine dans la précipitation de l'urine un certain nombre de produits étrangers tels que la matière colorante, les substances albuminoïdes qui ont une action incontestable sur le permanganate de K et que les lavages n'enlèvent pas complètement. C’est ce qu a reconnu Cazé qui lave le précipité d’urate d”° Dee avec de l’acide chlorhydrique dilué.

Le chlorhydrate d'ammoniaque n’a pas cet inconvénient, mais s’il en reste une petite quantité comme souillure du précipité, son chlore absorbe du permanganate et gêne la coloration de la fin du dosage. Les sels de cuivre ont été bien moins étudiés que les précédents au point de vue de la présence d'’impuretés dans l'urate de cuivre.

De mème pour l’emploi du permanganate, les indications des auteurs sont différentes. Les uns utilisent la solution ÂV/10, d'autres la solution V/20, d’autres les solutions empiriques, les uns opèrent à froid, d’autres à 50°-55°, d’autres enfin au voisinage de l’ébullition. |

Il reste, après la lecture de toutes ces méthodes forcément assez voisines, mais qui semblent souvent se contredire, une confusion dans l'esprit du lecteur qui le fait hésiter à choisir telle méthode plutôt que telle autre, et qui l’engage à ne pas utiliser la méthode

au permanganate qui, par sa simplicité et sa rapidité,

* peut cependant rendre des services dans les essais

cliniques. C'est ce qui nous a engagé à reprendre cette étude, à contrôler les affirmations des auteurs et à en déduire un procédé avant tout pratique, bien à la portée du pharmacien mais en même temps suffisamment exact. re

Dans le dosage de l'acide urique par le permanganate de potasse il y a deux points essentiels à préciser :

1° Quel est le précipitant de l'acide urique donnant le plus rapidement et le plus complètement une précipitation totale, non souillée d'impuretés ;

2° Comment se comporte le permanganate de potasse en présence de ce précipité et dans quelles conditions convient-il de l’'employer.

Avant de faire porter nos recherches sur un milieu complexe comme les urines, nous avons pensé qu'il était utile d’agir tout d’abord sur une solution d’acide urique pur, purifié par nous, de déterminer sur cette solution comment agissent les principaux précipitants et comment les urates obtenus se comportent vis-à-vis du permanganate de potasse.

Nous pourrons ainsi faire une sélection et n’appliquer pour nos recherches sur les urines que les moyens qui nous auront tout d’abord donné de bons

résultats.

LC]

E. BoNNer.

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