E. M ASSOIS
T^aurcnt Bas, âgé de vingt-neuf ans, commissionnaire, demeurant rue de la Sonnerie à Paris, maison du citoyen Baille, lequel a dit qu'il est porteur des journaux de Marat , qu'il éloit occupé à ployer les papiers avec la portière de la maison, que sur les sept heures et demie du soir du treize de ce mois, une jeune femme est venue demander si la lettre qu'elle avoit envoyé à Marat lui étoit parvenue, qu'elle désiroit fort le voir, que la citoyenne Evrard a été avertir Marat ^ que Marat a permis qu'on fit entrer la jeune femme, que sept à huit minutes après qu'elle a été entrée , la citoyenne Evrad, étant dans une autre cbambre et sa sœur sortant de donner à boire à Marat ^ le Comparant a entendu Marat dire d'une voix étouffée : A moi\ man amie! je me meurs! qu'il a vu la jeune femme ouvrir la porte, et le sang rejaillir dans l'antichambre , que se trouvant seul avec elle, il la terrassée avec une chaise, qu'elle s'est relevée, qii^illa terrassée de nouveau, en 1^ prenant par les mamelles, que la portière est entrée, ensuite le principal locataire, et quelques autres citoyens , que ladite femme a été arrêtée et que bientôt après la garde s'en est emparée , qui est tout ce qu'il a dit savoir.
Lecture faite , a signé avec noi» ^accusateur pubUc et le
greffier.
Signé : Laurent Wâs , Montana , Lk9oot-Fleu»io<p,
E. Masson.