‹ Double règne (volume 2)Chapitre 102 sur 191 · CHAPITRE \\m · texte numérisé non relu

CHAPITRE \\m

<i — Où Us se cachent! répète-t-il : vous » ne le saurez pas , niessire Hugues. J'ai )) promis , foi de chevalier, appui et pro- » tection à une femme. Je tiens ma mission )' d^Enguerrand : c^est son ordre que j^exé- » cute. Je ne puis fausser ma promesse ; » elle est sacrée.

)• — Non : elle est nulle.

» — Et qui peut Tannuler?

)> — Qui? moi.

» — Vous!

» — Oui ; car, d^un seul mot, à Tinstant,

» je puis vous prouver , sans réplique , à

)) quel point on vous a dupé. Tout engage-

)) ment, extorqué à la bonne foi par une

» vile supercherie , est mis de plein droit au

)) néant. Cette femme qui veut nous perdre,

» l'inconnue qui se rit de vous, bien que

» placée sous votre garde , Pintrigante de

)) haut parage qui jette ses filets sur Thi-

)> haut , la dame que vous défendez —

» — Eh bien I

)) — Est Blanche de Castille , la mère du » roi Louis IX.

)) — La reine régente de France !

)) — L'ennemie jurée d'Enguerrand.

» — Oh ! s'écrie Raymond hors de lui ,

)> en effet son maintien, sa taille.... je

y> me la rappelle à présent. >.. Et puis, ce » parchemin , ces mystères , son regard

)» sous le masque noir J'aurais dû

)) Juste ciel ! que faire! Comment ont-

)) ils pu me choisir ! Et Enguerrand !

» Ma tête s'égare : comprendre est de- » venu impossible. Faut-il rester ! sortir ! . . . » Où suis-je ! »

Le malheureux , dans une frénésie bru-

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