‹ Double règne (volume 2)Chapitre 105 sur 191 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

)) vous ? Rien ne vous serait plus facile que » de pénétrer immédiatement ce mystère.

y> Je consens , si j'en ai menti , à me pros- )> temer devant vous , à me déclarer im- » posteur, et, bien plus, à crier : Pardon!»

VsiiT naturel et Taccent de vérité qui , cette fois , accompagnaient ses paroles , ont fait une sensation profonde sur le fils de rOccitanie ; il croise ses bras sur son sein ; et sa fureur a fait une pause.

Un profond silence a eu lieu. Raymond Ta rompu brusquement.

« — Chef ! la mystérieuse inconnue est » à Tabri de vos recherches. Ces lieux ont )) de secrètes enceintes, dés retraites inac- »' cessibles , d'inextricables labyrinthes : les )) découvrir est impossible.

)) — Je le sais , sire chevalier. Mais

23() MUBLE RÈGNE.

» vous qui connaissez ces demeures !

» — Bien que je puisse y pénétrer, je ne' » saurais vous y conduire. Lusignan ! » vous n'entrerez pas : ceci est fermement » arrêté.

» — Et si vous alliez seul ? . . .

» — JV songeais. Oui , j'irai, mon parti » est pris, j'irai, selon votre désir, m'assu- )) rer par moi-même s'il y a trahison sous » ces murs ; j^irai questionner l'inconnue ; » je saurai si la reine est là ; je forcerai » Thibaut à parler ; mais jurez de ne pas » me suivre 5 jurez , devant le ciel et vos » frères, de ne point épier mes pas. Demeu- » rez ici à m' attendre, je prends le juge su- » prême à témoin qu'avant peu je serai de )) retour près devons. Croyez-moi, comte » de la Marche ! nul n'est plus dévoué au n prince Enguerrand que le frère d'armes

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