‹ Double règne (volume 2)Chapitre 106 sur 191 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

» qu^il a choisi et qu'il arma de sa propre )) épée : regardez ce glaive ! messire : ce fat » celui du roi des Français, il porte son nom » et ses armes : je ne Tai pris que pour sa « défense ; je ne servirai jamais que sa )) cause ; et nul être, quoi qu'il arrive, ne )• me verra forfaire à Thonneur.

)) — Allez , jeune homme ! répond Hu- » gués. Je respecterai vos scrupules ; je » promets de ne point vous suivre. Per- » sonne n'épiera vos pas. Mais si vous re- » connaissez la vérité de mes révélations , » s'il vous est évidemment prouvé tout à » l'heure que vous êies le jouet d'une hor- » rible intrigue , et que , d'accord avec la )) reine, Thibaut conspire notre perte : dé- » fendrez-vous encoreles perfides ?. . . Noble » comte ! que ferez-vous ?

» — Je suivrai l'élan de mon cœur , et

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)) Finspiralion du moment, s^écrie Ray-

» mond avec angoisse. Le cri sûr de ma

» conscience , Engiierrand , le ciel, mon

» pays, voilà des appuis et des guides ! »

Et, saisissant un flambeau de cire fiché sur les pointes de fer d^un vieux chandelier argenté, le preux s'élance hors de la salle.

Il a refermé soigneusement derrière lui les portes de la galerie. Il s"* assure, avec précaution, qu'aucnnœil indiscret ne Pobserve, et que nul pas humain ne le suit. Il se glisse légèrement à travers les ombres comme un coupable poursuivi; et, parvenu à Fendroit où Tesclave africain avait ouvert devant lui, Tinstant d 'auparavant, une porte mystérieuse, il presse le ressort secret; et le souterrain s'est ouvert.

Oh î quel affreux moment pour Raymond ! Refermant sur lui l'inaccessible en-

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