‹ Double règne (volume 2)Chapitre 109 sur 191 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

sance du génie , de tout Téclat de la beauté. Raymond se trouble et balbutie.

« — Sire comte ! poursuit la princesse , » rhonneur et le devoir vous ordon- » nenl »

Mais le frère d^armes d^Enguerrand Tinterrompt par un cri désespéré ; il saisit son front des deux mains , comme cherchant à arracher de son cerveau un reste d^ntelligence , pour se dérober au supplice de la pensée.

« — Honneur! É?etWr/ répète-t-il , non, » je ne sais plus ce que c'est. Où est Thon- » neur? où est le devoir? Qui mêle dira?

)> qui croirai-je? Malédiction! où al-

» 1er? Quelle est donc la voie où je

» marche ! Oh î noble sire de Coucy , tu

» avais raison , je le vois : le bien et le mal » aujourd'hui ne se distinguent plus Tun

)) de Tautre. Eh quoi! plus de vertus? plus '> de crimes?.... Grand Dieu! n''es-tu toi-

» même qu^un rêve? »

Hakem en ce moment se présente : il tient une torche allumée. Il vient, selon les instructions reçues d^avance, en cas de péril, ouvrir aux deux nobles dames les allées souterraines qui , traversant toute la montagne , aboutissent au loin dans la vallée. L^esclave peut sauver la reine.

(( — O bonheur! s^écrie la princesse, )) Hakem nous est resté fidèle ; hàtons- )) nous de suivre ses pas ! »

Et la Ré o ente s^éloi ornait.

Raymond s\^lance sur ses traces : il a osé la retenir. ^1

•( — Un mot , madame 1 un mot par pi- )) lié! — Songe/. qu^Enguerrand est mon

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