‹ Double règne (volume 2)Chapitre 116 sur 191 · CHAPITRE XVm · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVm

)) meurtres : je tiens en main Vépée d^En- » guerrand ; et ne croyez pas , comte de >> la Marche! qu^à la //««î^ow/o/'/e ou ailleurs, » j'aie trahi le roi des Français; non, je n'ai » manqué de foi à personne, je n'ai trahi )) qui que ce soit. Cela vous surprend... » moi aussi. N'attendez nulle explication. » Je veux aller mourir pour mon prince ; )► et mon prince, quoi qu'on en dise, c'est )) toujours le sire Enguerrand. Je cours de » ce pas le rejoindre , car je lui appartiens )» corps et ame. Mais vous autres tous, je » vou.<j hais. On m'attend au camp de Cor- )) beil. Place ! rangez-vous 1 ou je tue. »

Et le fils de FOccitanie , armé du glaive des héros, les cheveux dressés sur la tête, semblait de ses lèvres ardentes souffler autour de lui la terreur. Hugues l'a saisi par

le bras :

)) — Qu^avez-vous dit ? comte Ray- » mond !... QuW vous attendait à Cor- )) beil ? Ignorez-vous donc le fatal évène- )) ment qui vient de frapper notre armée ? » une défection imprévue a éclairci les rangs )) de nos braves ; le duc de Bourgogne et » toutes ses troupes ont passé à Fennemi ^ ; )) et le roi des Français ayant dû se retirer )) en toute hâte vers la Bretagne, il n'y a » plus de camp à Corbeil. On assure qu'une )) lettre de la régente , adressée au chef » bourguignon et qu'un traître lui a remise, » est la cause du grand désastre. Malédic- )) tion au perfide ! »

A ces effroyables nouvelles, qui peindrait l'état de Raymond ! Etourdi de la violence

^ « Ainsi la conjuration s'en allait pièce à pièce. » Mezerai, in-fol. , t. 4 , p. 575.

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