‹ Double règne (volume 2)Chapitre 119 sur 191 · CHAPITRE XVm · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVm

loin de tout secours humain , ayant perdu Fouie et la vue , sans volonté , sans mouvement , seul , au bruit des vents , à minuit

le courant rapide Tentraîne.

Bien des mois s'étaient écoulés. Un chevalier de haute lignée s'arrête au moulin de Coucy. La meunière s'est présentée.

« — Serie/.-vous Clotilde Amiot ?

), — Oui, messire! répond la veuve. »

Le guerrier poursuit en ces mots :

w — Je viens des champs delà Bretagne. » Le prince Enguerrand de Coucy , votre » seigneur et souverain, avait perdu son ^> frère d'armes et le croyait mort. Le bruit » est arrivé jusqu'à lui qu'il existait encore , )' et qu'ici, sauvé par vos soins, il était » souffrant et malade. Le prince m'envoie >i à son aide. Je suis le comte de Brienne.

» — Entrez, monseigneur! dit Clo- » tilde. )^

La nuit où Raymond de Toulouse était tombé sans mouvement au bord de la fatale rivière de Coucy , la veuve Amiot et les gens de son moulin revenaient d'un lointain marché : ils côtoyaient l'humide plage.

Un cri vint frapper leur oreille ; et l'instant

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