‹ Double règne (volume 2)Chapitre 124 sur 191 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

» moque de nous : je le lui rends bien , » quant à moi. Il n'en est pas moins clair » et patent que peuple et pays sont joués. » Coucy appelle à lui F Angleterre.

» — Brienne ! est-ce bien vrai ?

» — Positif. Des armées anglaises sont » débarquées en Bretagne ' ; elles inter- » viennent dans la lutte , disent-elles , pour )) décider la France , par force , à prendre )> le roi de son choix. C'est naïf, cela! )) quVn dis-tu?

» — Parles-lu là sérieusement?

» — Sans contredit. Vaille que vaille , » Enguerrand nous est imposé, ^h ! tu

' DeSacy, Histoire de saint Louis, 1. 5, in-4. — Joinville, Vie de saint Louis. — Mathieu, Paris, Histoire d'Angleterre. — Daniel, Histoire de France , in-4;. t. à, p. 25. — Mezerai, in-fol , t. 4 , p. 580. — Anquetil , I. 2, p. 148, in-i2.

27() rX)UBLE REGNE.

» Vas couronné^ suhis-le : Voilà ce quVn par- » ticulier, Tétranger nous corne à Toreille. » Du reste, le débarquement des Anglais » s^est fait à la face d^Israel , sans obstacle » et de bonne grâce. L'Europe a regardé » aux fenêtres : et sa pose était sérieuse. » Le risible dans tout cela , cV^t la crédu- » lité du pays, qui s'imagine que ce dé- » sordre général est un travail à son profit. » Le drôle d'animal ! camarade. »

L'impatience et le dépit commençaient à agiter les membres de Raymond.

« — Robert ! cet entretien me fatigue ; )) je n'y étais point préparé. Le roi des » Français ne t''a-t-il envoyé vers moi que » pour me parler en ces termes?...

)) — Non, sans doute, répond Brienne. » — Et Coucy sait-il dans quel but.^..

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