‹ Double règne (volume 2)Chapitre 125 sur 191 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

» — Coucy n'a nulle idée de mes plans. » Mais, entre nous, point de détours : sache » que je n'ai accepté la mission dont il m'a » chargé près de toi que pour me rendre )» plus facilement à Paris où m'a appelé la

)• Régente

» — Où t'a appelé ta Régente?

» — Oui : cela paraît t'ébahir : tu te )i complais donc aux surprises î J'ai signé » ma paix avec Blanche.

» — Et tu combattrais maintenant?...

» — Pour son fils; j'y suis décidé. Car

» on a beau faire , Raymond ! son fils est

)) le roi légitime ; et le côté de la justice

)« est toujours l'endroit le plus sûr. Je te

» conseille même , en bon frère , de n'aller

') t'aventurer de nouveau sous la bannière

')) des révoltés qu'après y avoir bien ré-

» (léchi. Pèse à la fois le pour et le contrç

)> avant de dégaîner pour Coucy. Son gou- » vernement , tu peux m'^en croire , est )) tombé outrageusement bas dans Topi- » nion publique , en admettant toutefois » quHl ait jamais été assez haut pour pou- » voir baisser. Si nous partions tous deux » pour Paris? ... le tour serait piquant, ce me )) semble. Marie y est peut-être : qui sait ! » la capitale est pleine de belles. En tout » cas, si la tienne y manque, on y trouve )) celles des autres. Je présume quMl n''en- » tre pas dans tes intentions de passer de j) vie à trépas par desespérade d^ amour : )) il est du reste plus aisé de mourir pour '1 une femme que dVn rencontrer une qui » en vaille la peine. Allons ! décide - toi ! » mon garçon : en ce moment , par cir- )» constance , je suis sur la grande et vraie » route : profite de Foccasion. l!' honneur î> et /€ dei'oh' nous appellent. »

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