‹ Double règne (volume 2)Chapitre 128 sur 191 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

» vous faites pas illusion : je n^ai plus que » Fombre d^un sceptre. Les grands vassaux )) de la couronne , qui tous mWaient )) choisi pour monarque , m^abandonnent » Pun après Fautre. En prenant le droit de » créer, ils sardaient celui de détruire. )) Les suzerains, restés à mon camp, ont » constamment ces mots à la bouche : // » est des fidélités envei^s un 'prince qui sont )i des trahisons envers un pai/s. Je les coni- » prends: que puis-je répondre?

)> — Vous leur trouveriez une excuse ! . . .

» — Ils ont horreur de Fétranger , et Té- » tranger commande chez nous. Mes droits » ne datent que d^hier, ceux de Louis comp- )) tent des siècles. J^ai un parti, il a la nation. )) Sous mon pouvoir douteux • ^ h Sous son franc drr )> ces deux camp

)> me préférer à la France ou préférer la » France à moi?

» — Coucy ! avant tout votre gloire !

» — Guerriers I avant tout la patrie. Je » prévoyais la tin de mon règne aux » jours où Ton m^offrait la couronne ; )) et je n^éprouve aucun mécompte.

» Je suis au but où je savais que tôt » ou tard je devais arriver. On mHm- » posa un sacrifice : je Tacceptai avec )) effroi , je Fai rempli avec loyauté , je )) Fachèverai avec résignation. Quelque jun gement qu^on en porte : j^ai pris le dia- » dême sans joie, je le déposerai sans re- )) mords. *

» — Vous ! déposer le diadème!

"eux me Ta conseillé, "ié : (( abdique ! »

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