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CHAPITRE XX

Jamais Enguerrand de Coucy n^avait été si calme et si beau. Ses grands yeux noirs resplendissaient de toute la magnanimité de son ame. Tant d^éloquence et de raison, de noblesse et d^humilité, de puissance et de modestie , de génie et d^abnégation se pouvaient à peine comprendre.

L^assemblée écoutait confondue; les cœurs battaient autour de lui ; bien des yeux se mouillaient de larmes. Coucy, semblable à Pastre des cieux quittant les hauteurs éthérées, descendait des grandeurs humai-

t) l'ordre et si peu ambitieux» que, prévoyant sage- » ment les grands malheurs qui pourraient advenir s» » la noblesse se divisait, si le peuple se mutinait, et si t> la guerre civile éclatait partout pour la ruine du i> royaume, il voulut plutôt préférer le bien et le repos 0 publics à son honneur et repos particulier, que de » s'élever par trouble et division au préjudice du » peuple. » Lallouettc, 1. III, p. 156-137.

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