‹ Double règne (volume 2)Chapitre 137 sur 191 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

» Toffre , soyez-en dignes. D'un côté , l'es-

w clavage anglais , la honte et les guerres

)) civiles; de l'autre, Fenfant national, af-

» franchissement et victoires : quel choi}^

)) à faire ! hésitez-vous !

n Amis ! je connaissais la pensée de plu-

)) sieurs d^entre vous , je mVxpliquais le

» silence de beaucoup d'autres ; j'ai tra-

)) vaille pour tous : Ecoutez. Des négo-

)> ciations secrètes, entamées entre le camp

» de Louis IX et celui où je commandais,

>i ont totalement réussi. Voici les paroles

» sacrées du descendant de Philippe-Au-

» guste : Oubli de toutes les e?Teurs ; pardo7i

» (jfenéî'al et complet. Tous les suzerains re-

» belles conserveront leurs titres, leurs tré-

» sors , leurs domaines 5 aucun reproche

» ne sera adressé à aucune faute; chacun

)) reprendra à la cour son droit , ses digni-

)> tés et son poste. Réconciliation nationale :

» plus de haines et plus de sang : prospé- )) rites , paix et bonheur.

)) Le comte de Boulogne est retourné )) sous les étendarts de son roi ^ ; le duc » de Bretagne a suivi son exemple ^ 5 » une foule de grands vassaux ont été )) se jeter aux pieds de Louis IX ^.

)) Comte Hugues de LusignanI et vous tous )) aussi nobles preux ! bannerets ! cheva- » liers ! seigneurs! la voix du prince 4é- )' gitime vous crie : ^ 7?ioi ! hraves (juer- » riers ! »

L^accent du sire de Coucy était puis-

^ Voyez les auteurs déjà cités.

^« Il vint se jeter aux pieds de Louis : t — Mauvais » traître! lui dit le roi, quoique tu aies mérité uue V mort infâme, jeté pardonne, d Pihh^lAiWol. Histoire de France, t. 1, p. 279.

5 MAmes auteurs.

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