‹ Double règne (volume 2)Chapitre 146 sur 191 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

)» chercher. Veux-tu le bonheur? viens ù » moi. )>

Le preux a repoussé sa main.

<( — A toi !.. .

» — J^aifait les premiers pas. Raymond, » ton père est mort : le sais-tu ?

» —Mort !...

» — Oui, sur la route de Rome ' : il a » été enlevé, dit-on, par une maladie natu- » relie ; la chose est sans doute possible. )) Néanmoins, comme on te croyait disparu >» pour toujours, on avait quelque intérêt )> à voir ton père descendre au tombeau, » le plus tôt possible. La race des Ray- » mond éteinte , il est certain que le Lan-

' Il mourut à Milan. Histoire de Languedoc , fol. 41 — Histoire des Albigeois, Paul Pcrrin, 1. 2^ cli. X p. U6.

guedoc, devenu Théritage de Jeanne, épouse d^un frère de Louis IX, peut revenir à la maison régnante de France.

Ta sœur Jeanne a peu de santé. On croit quelle mourra sans enfans \ »

Nulle langue n'a le mot de certaines fureurs : les paroles de Raymond n'eussent pu d'ailleurs se faire un passage à travers ses dents serrées à briser du fer. Roger continue froidement.

« — Rien ne m'étonne, quant à moi , » en fait d'atrocités politiques : Raymond , » j'en ai tant vu , tant souffert. Je le répète , )) viens à moi. La terre s'est jouée de nous: )) jouons-nous d'elle à notre tour ; foulons » aux pieds ses lois et ses hommes. Il faut a

• Jeanne en effet ne laissa point d'enfans. Jlistoirc des Albigeois, Paul Pcrrin, 1. 2, cb. XI, p. 440.

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