‹ Double règne (volume 2)Chapitre 155 sur 191 · CHAPITRE XXU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXU

murs; les mêmes nattes couvrent le sol. Il reconnaît jusqu^à la porte... Oh ! si vraiment Marie était là 1

Le vieillard s''était éloigné. Grand Dieu ! quel cri sVst fait entendre ! . . . Ah ! ce n''est plus le cri des douleurs Raymond venait de s*" élancer dans Fappartement de la

captive Raymond est aux pieds de

Marie.

Oh ! parfois , dans la carrière humaine , il est des momens de délices qui paient des siècles de souffrance ; malheurs passés, craintes futures , tout s^oublie , tout est effacé. Raymond était aux pieds de Marie : leurs âmes , comme des rayons frères détachés d''un même flambeau et qui séparés s'éteignaient, reprenaient ensemble à la vie et se rejoignaient radieuses. Leurs regards, longs , mélancoliques et profonds , n\a-

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vaient plus qu^un point de contemplation ,

un centre unique et fixe : elle , lui.

Accord pur I vibration céleste ! harmonie qu on appelle amour ! qui peindrait tes enchantemens ! Le guerrier et sa bien aimée, semblables à deux fleurs sur la même tige qui s^étaient courbées sous le même vent de désolation , se relevaient sous le même soleil d''espérance.

<( — C^est trop de bonheur tout d^un » coup I... balbutiait le Toulousain. Quoi ! )) Tun à Fautre !... et pour toujours !...

» — Ah î d'où sait-il que je Faime ainsi ! » disait tout bas la jeune fille. »

Et, par une affinité cachée, leurs discours pleins d^incohérence , bien que sans nul rapport entre eux , répondaient au cri de leurs cœurs.

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