CHAPITRE XXIf
)) rude. Il esl temps que mes promesses )) s'effectuent. L'heure dePhjmen a sonné ; » je veux moi-même unir vos destins. Un )) prêtre est là : Tautel est dressé.
» — Un prêtre ! . . . a répété la jeune » fille avec une surprise tenant de la stu- )> peur. Quoi déjà!... Si à Fimproviste ! . . . )) et sans m'en avoir prévenue ! . . . Ray- » mond ! d'où vient que je frissonne ! Il » y a ici , autour de nous , je ne sais quoi » d'occulte et de noir , qui tombe aussi » froid qu'un suaire , qui s'étend et va nous
» saisir Raymond! secourez-moi! j'ai
)> peur. "
Marie , à demi égarée , s'élance vers le jeune preux, et se serre contre son sein.
(( — Où est l'autel ? quel est le prêtre ? n s'écrie le comte de Toulouse. »
35(> DOUBLE RÈGTST.
Et, saisissant le bras du vieillard , il interroge avec menace.
« — L^autel est à deux pas sous ces voû- )» tes , répond Roger d^une voix calme. Le )> prêtre est du village voisin .
» — Pourquoi , dans Fombre et sans » témoins, précipiter ainsi notre hymen? » Qui commande pareille hâte ?
)) — Je croyais combler vos désirs : je » m^étais persuadé que , pressés d^être Fun » à Fautre , vous me béniriez de mes soins. )) Je m^étais trompé , je le vois. Eh bien ! » rien n^est fait , plus d^union : j^ai eu tort )) de m^en occuper. Tout est rompu; vous )) êtes libres. En effet, de quoi me mêlais- )) je! On va congédier le prêtre. »
Roger avait fait quelques pas : le Toulousain Fa retenu.