CHAPITRE XXTI
d^imprécalions pour en briser les noires cabales , et meurtrissait lui-même ses membres pour s^arracher au cauchemar. Tantôt s^imaginant que, par quelque pacte inconnu, son ame était vendue à Tenfer , il se précipitait à genoux, et, les mains levées vers le ciel , il vociférait : « O mon Dieu ! »
Mais clameurs, prières , violences, rien ne soulageait ses tortures. Aucun témoin , aucun secours. Rien autour de lui que les froides pierres du cachot, les vapeurs suffoquantes de la nuit , un crucifix , du fer et des grilles. Sa langue glacée sVpaissit , ses cris meurent , ses poumons ràiept. Son (cerveau tinte comme un glas. Le corps et Famé fatigués en sont venus à ne pouvoir plus soutenir ni membres ni pensées. Plus d\igitation , ])lus de fièvre : force et raison , tont est parti.
Il était immobile , à genoux : mais ses lèvres ne priaient point. Son œil effaré s^était fermé : mais , à travers ses paupières closes , sa prunelle y voyait encore. Alors , il lui semblait que , suspendu par un cheveu , il tournoyait au sein de Tespace. Puis , revenu sous sa fatale prison , il voyait égorger Marie, là', devant lui, presque à ses pieds, et sans pouvoir voler à son aide, et sans pouvoir bouger
un seul membre! Tout à coup, suite
de prestiges , il a tourné son regard vers le crucifix colossal élevé devant lui , et il croit voir des yeux du Christ tomber de larges gouttes de sang. Oh! nature physique et morale , vie et mort , ciel et enfer , tout se joue de Finfortuné , tout foule aux pieds son désespoir.
Quel son prolongé sVst fait entendre I....