CHAPITRE XXIL
» d^ abord rendu maître de ma demeure.
)) Puis, s'emparant de ma personne , il m''a » redemandé sa fille. Moi , voulant la sou- » straire à sa puissance : — Montfort ! lui » répondis-je avec calme, tu n*as plus de )) droits sur Marie : elle apparient à son » époux , au comte Raymond de Toulouse, )) Le monstre à ces mots , hors de lui , w pénétrant malgré mes efforts jusqu'à la « chambre de sa fille , me jeta cette affreuse )> imprécation dont je ne compiis pas d'a- )) bord tout le sens : — Malédiction sur )> Marie ! elle ne verra plus son époux. )) Amaury, suivi de Maures à figure hi- » deuse, était au pied du lit de sa fille. » — ^africains ! brûlez-lui les yeux ! s'écrie )) le barbare en sa rage. Epouse du comte » Raymond ! je te voue aux nuits éter- » nelles,,.. Et la vierge fut mutilée. » Raymond pousse un cri eilroyable, un
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de ces cris hors de toute expression qui réveilleraient les morts du fond de leur cercueil, si Dieu n^ opposait sa puissance. Roger poursuit d'un ton sépulcral. :i"T'3 '
« — Raymond ! tu entendais les gé-
» missemens de la victime Hélas! elle
» appelait son époux... et tu ne pouvais V ia défendre. Mais viens î la venger est » possible. J'ai échappé à ses bourreaux ; )» je suis accouru jusqu'à cette chambre » où , enfermé par les perfides , tu devais n être égorgé ce jour même. Montfort , » devenu fou, m'a-t-on assuré, dans une * maladie occasionnée dernièrement par rt excès de débauche à la suite d'une série n de crimes , est maintenant au chevet du » lit de sa iille , se repaissant de ses an- « goisses, et ne rêvant plus que supplices. » Le monstre torture Marie, comme il tor-