CHAPITRE XXII
;; turait TAlbigeois. Viens ! saisis ton glaive, » et suis moi ! »
lis traversent les souterrains ; ils arrivent à Pappartenient de Marie sans rencontrer un seul obstacle. Ils enfoncent la porte, ils entrent....
Quel épouvantable spectacle !
Marie de Montfort, étendue sur un lit funéraire , est privée de tout mouvement. Un voile noir , jeté sur sa tête , dérobe aux regards son visage défiguré. Un réchaud allumé , des fers rouges , des flacons à filtres perfides , et autres instruniens de torture , se voient çà et là autour d^elle '
' Les Arabes faisaienl usuj^c d'inslrumcJiS extraordinaires pour ôler la vue à leurs victimes : on en trouve la description dans Albuc^sis et Khazès.
Un évanouissement complet Ta arrachée quelques instans à Fhorreur de sa position. Amaury, son père, est debout. Un délire convulsif a renversé ses traits et donné à sa physionomie quelque chose de sauvage et de désespéré qui , bien que ne tenant ni du remords ni de la démence , ii^en a pas moins toutes leurs frénésies , auxquelles dVutres se joignent encore. Sa lèvre frémit contractée; ses cheveux sont dressés sur sa tête. Et, de sa main cachée sous ses armes, il se déchire la poitrine.
a — Le voilà ! s^écrie Roger d'une voix » de tonnerre : le voilà ce tigre féroce!.., » Mutiler une jeune fille ! . . . Oh ! vous avez » des armes! vengeance! »
A qui lançait-il ces paroles? à Raymond ou à Montfort ? On eut pu dire à tous les