‹ Double règne (volume 2)Chapitre 170 sur 191 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

deux : car, s'adressant en même temps à chacun , les montrant également Fun à Taiitre, et les interpellant à la fois, il les poussait ensemble au combat.

Le sire de Béziers triomphe. Amaury de Montfort et#Raymond de Toulouse se sont rencontrés face à face ; et les sermens de la vengeance peuvent à la fin s'accomplir. Aucune exclamation n^est partie de leur bouche. Les deux implacables rivaux , ne se demandant aucune explication , se sont rués Fun contre Pautre avec le long rugissement de la hyène et Fardente furie des démons. Ils se dévorent du regard. Leurs fers étincelans se croisent ; et déjà le sang coule à flots.

Quelques mots de haine et de désespoir s^échappaient parfois de leurs lèvres ; ces mots , comme un trait de lumière , auraient

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peut-être interrompu la lutte et changé la scène de face, si Toreille eut pu les saisir; mais le vieux de la maison forte les couvrait de sa voix puissante : et rien ne sVntendait que son cri :

(( — Frappez!... frappez le monstre !... » Vengeance ! »

Le combat se continue avec un acharnement de plus en plus féroce. Les deux chefs redoublent de rage : il leur faut plus que la victoire avec quelques-unes de ses palmes ; il leur faut la mort avec toutes ses horreurs. Marie , comme éveillée en sursaut , est sortie de son sommeil léthargique. DVpaisses ténèbres Fentourent; mais si elle ne voit, elle entend. Le voile noir qui la recouvre s^agite sous sa main frémissante. Une voix plaintive est partie de dessous Tespèce de

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