‹ Double règne (volume 2)Chapitre 179 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Le mariage de Jeanne de Toulouse avec le frère de Louis IX avait été solennellement célébré depuis la mort du dernier des Raymond ; et les belles provinces de TOccitanie ne devaient point tarder à appartenir aux héritiers de saint Louis ^ Blanche de Castille et son auguste fils s''étaient souvent informés du sire de Coucy dontla conduiteleur avait toujours paru inexplicable : qu'était-il résulté de leur enquête ? partout un concert de louanges accompagnait le nom du grand homme. Chez lui, repos et solitude , point de faste, et jamais d''intri gués : autour de lui bienfaits et respects , bénédictions des familles pauvres, admiration des hautes classes, parfums de gloire et de vertu.

' Jeanne étant morte sans enfans , Alphonse, frère (le saint Louis, entra en jmssession des biens du comte de Toulouse. — Histoire des Albigeois , Paul Perrin, 1. II, ch. 11, p. 140.

Blanche n^avait pu oublier avec quelle loyauté Enguerrand Pavait prévenue du [îerfide complot de Corbeil lorsqu'elle en avait appelé noblement à sa chevaleresque franchise : V amulette^ et non le poignard, devait signifier traliis^n. La reine avait appris depuis, qu'il s'était rendu Famé de toutes les négociations secrètes qu'elle avait successivement entamées pour rappeler aux drapeaux de l'honneur le duc de Bourgogne, le comte de Champagne, le comte de Boulogne, le duc de Bretagne , Hugues de la Marche et tous les grands rebelles de France. Peu à peu , la régente et Louis IX étaient parvenus à s'éclairer sur tout ce qu'il y avait eu d'inconcevable, de grandiose et de merveilleux dans les actions du roi des Français ; bientôt, en conséquence, à l'aversion avait succédé l'enthousiasme ; leurs yeux s'étaient complètement ouverts. Les plus

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