ÉPILOGUE
grands seigneurs de la cour , députés par eux vers Coucy, Pavaient humblement supplié de venir recevoir du monarque français une marque éclatante d'admiration , un tribut solennel d^afFection et de reconnaissance. Trésors, puissance, dignités, tout ce que la royauté pouvait concéder à Tambition , Louis Foftrait au sire Enguerrand. Vaines démarches, vains eiibrts : le solitaire de Coucy, simple et modeste châtelain, ne demandait plus rien à la terre que la paix de sa conscience, le charme de ses souvenirs, les douceurs de la vie privée, etFoubli des grandeurs du monde ' .
Les derniers feux de Fastre-roi se réflé-
' <i Le nom de Coucy devinl alors si renommé et si » redouté par toute la chrétienté, il était entouré de i> tant de prérogatives d'honneur , que celte maison
taient sur les hautes murailles du château de Coucy. Un air pur et balsamique s^élevait des prairies émaillées de fleurs que dominait Torgueilleux monument. L^azur des cieux s^offi'ait légèrement parsemé de nuages d'or et de pourpre ; le vallon retentissait des accords mélodieux du chantre des bocages; et la nature, à demi voilée, semblait s'être faite plus belle que jamais, cette soirée là , pour quelque œuvre mystérieuse.
Au fond d'une enceinte élégante , ou le luxe de l'Orient avait déployé ses prestiges, une jeune fille , étendue sur un riche fau-
r> était tenue comme souveraine au milieu du royaume, » ayant ses lois et ses coutumes à part , et ses sujets » aussi , sans que le roi de France eût rien à y voir. » Lallouette, Histoire de la maison de Coucy, I. 5, p. 158, 159.