‹ Double règne (volume 2)Chapitre 181 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

teuil en forme de lit de repos, écoutait, plaintive et rêveuse , les doux murmures de la brise. Une croisée ouverte auprès d'acné lui portait les parfums du soir; et les rayons dorés du soleil, se jouant entre les draperies qui l'entouraient, semblaient Tenvelopper de lumière, comme un esprit des champs immortels.

Un grand miroir d'acier poli scintillait dans cet appartement d'odalisque, où tout était splendeur et magie. Une odeur embaumée s'exhalait là de plusieurs cassolettes enrichies de pierres précieuses , où brûlaient de suaves aromates venus des jardins de l'Arabie; et cependant la jeune fille, au milieu de tant de délices, n'admirait ni ne regardait. La tête appuyée sur ses mains, elle était seule , elle pleurait.

Un bouclier de guerre était suspendu

vis-à-vis de sa croisée ; quelques mots y resplendissaient :

« Je ne suis roi ni prince aussi :

« Je suis le sire de Coucy. »

Non loin , en dehors de la salle , un cœur fidèle et dévoué ne perdait point de vue Fétrangère. C^était un Africain, un esclave; mais à son regard plein de feu , à sa gracieuse attitude, on eût dit plutôt, fiction réalisée, un bon génie des contes arabes. Quel était ce Maure? Hakem.

Et Tinconnue si jeune et si belle?.... Hélas î c''était Marie de Montfort.

Oh I qui nVût contemplé avec ravissement cette physionomie doucement expressive, qu'ion eût dit éclairée par je ne sais quelle lumière intérieure allumée d'en haut, tant

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