‹ Double règne (volume 2)Chapitre 183 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

joué des misères du sort; et, sans ambition , sans orgueil , lorsque son ame magnanime repoussait toutes les grandeurs, il n'en manquait aucune à sa gloire.

« — Encore une lettre du roi ! dit le chef » à la jeune fille : Louis m'appelle de nou- » veau ; il veut que j'accepte en souveraineté )) une de ses provinces du Nord ; il m'oflPre )) le titre de prince.

» — Et qu'avez-vous répondu, mes- » sire?

w — Que , rendu à la liberté , et maître

») aujourd'hui de moi-même , j'ai repris

* » mon vieux bouclier , et veux en garder la

)> devise :

• Je ne suis roi ni prince aussi 0 Je suis le sire de Coucy. »

Un sourire triste et tendre , ineffable et virginal , a glissé comme un pâle rayon sur les lèvres de la jeune fille : c''est une approbation tacite , et Tapprobation tient de Féloge. Oh ! Enguerrand en a ressenti dans toutes ses veines un de ces frissons délicieux, un de ces tressaillemens subits , qui , au son d^une voix chérie , trahit les feux cachés de Tamour. Il s'est rapproché de la touchante victime du Val des Ombres ; d'abord , il la contemple avec délices ; puis, ses traits se sont rembrunis.

,( — Vous pleuriez encore î Marie.

)) — Oui, encore... Cest vrai... Par-

)> don î

)) — Et toujours lui ? Marie !

» — Toujours lui.

)» — O Ravmond ! comme on t'a aimé î . . . »

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