‹ Double règne (volume 2)Chapitre 185 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Cependant le crime du sire de Béziers n'avait point été entièrement consommé.

Roger avait donné ordre à Pun de ses esclaves maures de brûler les yeux de Marie , selon le procédé des Arabes ; mais , soit pitié , soit ignorance , le Sarrasin , chargé du forfait , s'était peu mis en mesure de bien Fexécuter ; le fer rouge qu'il avait passé devant la prunelle de la captive ne l'avait point condamnée aux ténèbres éternelles. L'éclat de ses regards était terni; mais l'infortunée jeune fille entrevoyait encore la lumière. Son œil ne pouvait rien distinguer; mais le jour, aux feux du soleil, Marie se promenait sans guide.

Oh ! qu'il y avait encore de charme dans ce regard mélancolique et presque éteint qui cherchait languissamment une protection , un secours , quelque rayon conso-

lateur!... Nul ne Taurait jugée aveugle, en ne rapprochant pas de trop près ; ses yeux étaient encore enchanteurs ' .

« — Messire Enguerrand , reprend-elle, » vous Tai mi ez aussi , n^est-ce pas? »

Jamais de sa poitrine oppressée ne sortait le nom de Raymond.

« — Ne Fai-je pas pleuré avec vous !

)' répond le sire de Coucy. Il était mon » ami, mon frère. Ne lui avais-je pas sa- )) crifîé le bien le plus cher à mon cœur : )) ma fiancée î

» — Oui, je mêle rappelle, Enguerrand:

' (Lisez la note précédente de cet épilogue.) M. le chevalier Jaubert, dans ses voyages en Perse, a vu des exemples à peu près semblables. Consultez ses publications à cet égard, ainsi que celles du voyageur Chardin. — Voyez aussi Albucasis et Rhazès.

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