ÉPILOGUE
n votre ame est si noble et si grande. Oh ! M comment pouvez-vous tenir à être aimé » delà pauvre Marie l Songez que, plain- >» tive orpiieline, sans beauté, sans fortune, » aveugle , je n^ai pas même à vous
» offrir le charme d^un premier senti-
» ment! »
Coucy a voulu interrompre ; mais, d'une voix entrecoupée , la jeune fille a poursuivi :
<( — Sitôt quVZ m'apparut , je Taimai : » puis , je versai des larmes amères , car )) on nous sépara Fun de Tautre. Dissimu- » lant mon désespoir comme Ton cache
» une souillure, je regardai s^il revenait
)) le monde seul passait à sa place, et Fat- )) tente me dévorait. En vain j'implorais )) le Dieu consolaleur, qui , pour prix des )» épreuves terrestres , me faisait entrevoir,
)) derrière mes larmes , les récompenses )» éternelles : je me consumais, peu à peu , » dans le foyer de mes souffrances. Je » criais bien au ciel : me voici! mais , en » balbutiant ces paroles, le cœur tout en- )) tier à la terre , à qui pensais-je ? à ' Dieu?... non : à Lui.
» — Marie î interrompt le guerrier : un » tel langage sur vos lèvres, est pour moi )) cruel à entendre : mais votre ami s'y est » résigné. Je ne vous demande point les » élans d'un premier amour : aimez-moi » comme vous le pourrez ; ne faites nul » pénible effort ; je me contenterai du peu » de sentiment dont il vous sera possible )) de disposer ; avec le temps , plus tard ,
» fun à fautre j'obtiendrai mieux peut-
'► être : qui sait !
'> — Mais il m'avait conduite à l'autel ,