ÉPILOGUE
» reprend la fille de Montfort : Roger nous » avait réunis. Oh ! quelle réunion ! Quel » autel I... Je sens encore le fer rouge; » je me vois livrée aux nuits éternelles; » couchée sur le lit des tortures , j ^écoute >) VeSroysihle combat...; je nage au milieu » de 6071 sang. Puis , tombée à terre brisée, )f comme un vêtement usé dont personne ne » se soucie , je périssais abandonnée : » vous m^avez sauvée, Enguerrand. Mais , » dans ma détresse et ma chute, comment » puis-je encore vous charmer? Oh vous ! )) le plus grand des humains ! Coucy ! ban- » nissez-moi de votre ame. Ne descendez " pas jusqu^à moi, je ne puis monter jus- » qvCk vous.
» — Mais c'est moi , s'écrie Enguerrand, » oui, c'est moi qui crois m'élever en » mettant mon sort à vos pieds î Cessez de » résister à ma flamme. Songez que votre
» père a péri ; que vous n'avez plus de fa-
» mille ; qu'il vous faut un g uide, un appui ;
)) que vous pouvez nr offrir le bonheur ; et
» que je n'en suis point indigne. Hélas !
» pour bien comprendre mon cœur , que
» ne pouvez-vous lire en mes yeux I...
» Marie !... Enguerranda souffert... beau-
)) coup souffert parmi les hommes. Pour
)) consolation à sa vie , il lui faudrait une
» compagne; il Ta choisie cette compagne :
» c'est vous, et vous le repoussez ! — Oh !
M vous qui vous dites à plaindre ! ne sau-
)) riez-vous donc compatir aux peines d'au-
n trui? Orpheline frappée du sort ! se-
» courez le haut dignitaire. Aveugle sans
)) rang et sans biens, consentez à pren-
» dre en pitié le puissant et riche En-
» guerrand. Chef marquant , je défaille
)» et tombe ; pauvre fille , tends-moi la
» main ! >♦