‹ Double règne (volume 2)Chapitre 188 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

La douce Marie, à ces mots, sVst sentie au bout de ses forces. Sa respiration s'embarrasse.

« — Mais lui î... du haut des cieux

)> s'écrie-t-elle , que dira-t-il, si je Tou- » blie ! ))

Elle s'^interrompt et se lève.

« — Non , reprend-elle, avec énergie : » épouse du sire de Coucy, je ne pourrais » pleurer sans remords; et si je cessais de » pleurer, oh ! que je me trouverais coupa- » ble!... et je le deviendrais, je le sens. »

Un tumulte extraordinaire a interrompu ces derniers accens. Le comte de Brienne , à la tête de plusieurs gentilshommes, est sur le perron du castel. De tous côtés, émoi général. Des pas précipités retentissent. Un 2. 27

événement inattendu cause Tétonnante rumeur. La porte s^ouvre avec fracas ; et un page a crié :

Le Roi !

C^était le monarque lui-même.

Louis IX , désolé de la persévérance d'Enguerrand à rejeter toutes ses offres , était parti, sans pompe et sans bruit, pour la demeure du grand homme. Il a désiré le connaître. Il veut le voir et lui parler. Il a besoin du cœur de Coucy.

Le héros, à Taspect du prince, a voulu plier un genou : le roi le relève et Tembrasse.

« — Enguerrand ! dit le souverain , vos » refus ont blessé mon anie ; il faut enfin » que vous acceptiez du chef d?. la grande

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