‹ Double règne (volume 2)Chapitre 189 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

» nation un tribut de reconnaissance, une )) souveraineté eu Euro|)e , la main d'une » fille de France , un don quelconque : je » Fexige. Nous venons , nous-méme, en M personne , implorer de vous cette grâce. )) — Eh bien ! a répondu le héros » comme saisi d^une inspiration subite , » puisque vous me permettez le choix du » bienfait , je vais parler avec franchise. )) Sire ! il est un prix que j^ambitionne ; » et ce prix... il est devant vous. Je ne )> demande ni trésors , ni rang , ni pou- )) voir, ni provinces, mais seulement, dans » ma solitude , la main de cette pauvre » aveugle; loin de moi toute autre com- » pagne: il n^est pour moi qu^m bien, » et c^est elle. Je refuse le chêne cpii m'ap- » puierait, pour le roseau que je soutieni> drai ; je repousse toutes les gloires qui » voudraient mV^blouir , pour toutes les

» douleurs que je voudrais consoler : don-

M nez-moi Marie pour épouse.

)) — Eh quoi î dit le monarque étonné, )♦ cette jeune aveugle est Marie? la belle » Marie de Montfort?

» — Elle-même : répond Coucy. »

Le roi sVst avancé vers elle.

<( — Noble dame! continue -t- il , j'ai )) su vos malheurs sans exemple , votre » dévouement à ma cause , et Fadmirable )) abnégation du chef qui commandait à )) la ligue. Oh ! sMl est vrai que, Française )) fidèle , vous conserviez religieusement au » fond du cœur , le culte sacré des vieux » âges , le feu des temps chevaleresques , » Tamour du prince et du pays , donnez- )) m'en une preuve éclatante : soyez le-

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