‹ Double règne (volume 2)Chapitre 21 sur 191 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

épouse qu^après Pextermination du père ! . . . . Oh ! plus de nœuds à pareil prix. La juste indignation d^Enguerrand s'*est exhalée sans nulle contrainte ; et, se séparant de Roger, il a rompu tout lion avec lui.

L'héritière des Montfort lui a raconté ses souffrances à la maison forte , les horribles menaces qui , là , lui imposaient le silence , et la jetaient tremblante en ses bras. Enguerrand Técoute , et soupire ; il la rendra à sa famille. Malheureusement Pinstant n'est point favorable; Amaury est en Languedoc; il est au nombre des ennemis de la ligue ; et d'ici à quelques temps , toute communication entre eux est impossible. Marie a supplié la comtesse de Soissons de lui continuer ses bontés jusqu'à la fin des jours orageux. Grand-Préau est un asile sûr et tranquille où elle se trouverait heureuse :

4« DOULE RÈGNE.

Yoland souscrit à ses désirs. Roger s'est vu ravir sa victime. Et Coucy, quittant sa parente , était reparti pour Corbeil.

Les fêtes de la nouvelle cour ont attiré des flots d'étranç^ers. Aux murs de la ville rebelle , une sorte de criée générale inaugurait le roi des Français ; mais , préludant aux clameurs des batailles , les joies publiques s^élevaient à grand bruit comme des signaux d*" alarme, comme avant-coureurs de désastres. Des sermens de fidélité étaient prêtés ouvertement au nouveau monarque , mais subordonnés secrètement au droit sacré d''insurrection. Tout avait Pair de s'établir, rien néanmoins ne se fondait. En fait de constructions politiques , quand Tarcbitecte est la lévolte, que sont les monumens? Des décombres.

Raymond , faroucbe et solitaire , n'est

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