‹ Double règne (volume 2)Chapitre 22 sur 191 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

d^aucuns jeux , d^aucuns plaisir^Oh ! dans des salles parfumées , au chant des luths et des cithares , voir autour de lui des danses , des joies , des fêtes, du bonheur!.... pourrait-il supporter ce tableau? Non: loin

de toute émotion , on dirait qu'il vit au hasard, quMnsouciant du lendemain, il est oublieux de la veille , et que , ne souriant plus à la vie, il se consume à sVngourdir.

Le sire de Coucy, habile à étudier ses semblables , avait Fexpérience des douleurs : aussi s'était-il bien gardé d'aller frapper au cœur de Raymond tant que ses blessures saignaient. Il avait attendu que la souflPrance du jeune homme eût besoin de s'épancher , et que, lasse de tenir dans son ame, elle débordât d'elle-même. Plusieurs discours du comte de Toulouse , adressés aux soldats du camp et où s'exhalait contre Blanche et

Louis IX sa vindicative fureur, lui ayant été fidèlement transmis , il juge le moment venu de sonder son compagnon d''armes et de le rapprocher de lui. Il a besoin de mettre son dévouement ii Tépreuve; il veut connaître à fond ses pensées; et, dans leurs communs intérêts , un entretien est nécessaire.

Des conférences importantes avaient eu lieu entre les chefs de la ligue , pour aviser au mode d^attaque à adopter contre la reine régente , et pour débuter aux combats par un coup d^éclat décisif. Le pèlerin du Val des Ombres y a régulièrement assisté ; mais on sait que , loyal soldat, il a en horreur les intrigues ; et plus d^m plan lui reste caché.

Raymond est auprès d''Enguerrand.

« — Comte ! dit le souverain, il est (emp.'î

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