‹ Double règne (volume 2)Chapitre 25 sur 191 · CHAPITRE XII. 5T · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. 5T

» prêt. Vous pouvez compter sur ma fidé- » lité, comme sur celle de votre peuple.

)> — Comme sur celle de mon peuple ! a » répété le roi des Français avec un rire » sardonique : mieux valait me dire plutôt : )) comîne sur la constance des vents.

» — Mais la nation vous a juré....

» — Une nation ne jure rien. L^intrigue )) agit pour elle, et s^en moque. Le peuple, » dit-on , m'a fait roi : comme chose sé- » rieuse , en public , j'accepte la plaisan- » terie; mais, en particulier et sans feinte, » j'ai en pitié la dérision.

)) — Cependant les grands de l'Elat , )) liés à vous par un serment

» — Pourront s'en délier par un autre. ') Il en est , Raymond , qui soutiennent » que quand le pouvoir cesse d'èti-e un

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)) droit légitime, il nVst plus qu^un évé- » nement variable. Les principaux du )) royaume m^ont proclamé souverain dans » Pintérêt de la patrie , du moins à ce qu^ils » ont déclaré ; or, le principe de mon élé- » vation et celui de leurs sermens étant le » bien public, ne se croiront-ils pas le droit » de briser à la fois trône et liens , selon » leur bon vouloir, lorsqu'ils jugeront que )) le roi qui représentait leurs intérêts et » ceux du pays n'est plus utile aux uns ni » aux autres ! L'acte même qui me couronne » en autorise un qui me chasse. »

Le jeune preux , déconcerté , regarde Enguerrand d'un œil fixe : il n'en peut croire son oreille. Ce n'était point ainsi que, jusqu'à ce jour, il avait compris la religion du serment et la majesté du diadème. Le chef de la ligue a repris :

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