CHAPITRE XII
» même, ou jette les armes! prends mon » langage , ou défends Blanche !
» — Défendre la reine régente ! . . . in- » terrompt le comte indigné : Tennemie » de mon noble père! Oh ! jamais , Enguer- )x rand , jamais. Tu m^as parlé tout-à- )) Pheure d^une mission à exécuter : plus )) de vains débats , des actions ! V invariable )) est ma devise. Me faut-il te le rappeler : » corps et ame ^je fappa7i;iens.
» — Ton dévouement m'est assuré ; je le )) sais , Raymond , et j ^ compte : il va être )) mis à répreuve. Les gTands vassaux de » la couronne, après de mûres conférences, » ont décidé secrètement qu''il fallait , pour » ménager le sang français, essayer de » triompher par la ruse avant de vaincre n par le glaive : ils ont donc engagé la » régente et son lîls à venir, sans nombreuse
» escorte, au milieu d'eux, loyaux che- )) valiers, traiter de la paix à Melun. Que » Blanche et Louis y consentent : ils sont » perdus Pourquoi frémir ?
» — Ah! ce plan Coucy, c^est in-
» fâme! J'y vois un lâche guet-à-pens. Qui » Ta pu concevoir?
)) — La ligue * .
» — Mais toil tu n'as pu l'adopter?
» — C'est au nom du roi qu'on agit.
)» — Mais le roi est maître, et c'est toi !
» — Raymond ! tu as raison de le dire : )) tu ne comprends pas.
» Voyez sur le complot de Corbeil. — Joinville, Vie de saint Louis , 1. II. — Chron. Mss de M. deThou. — Nangius in vita sancti Ludovici. — Daniel , Histoire de France, in-4, t. 4, p. 12. — Mezerai, Histoire de France , in- fo\. , t. 1 , p. 575.