‹ Double règne (volume 2)Chapitre 28 sur 191 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

)» — Toi ! ourdir une trahison !

)) — La révolte est-elle autre chose ? Cest » mon terrain, il faut que j^ marche. Tu » ïï^es pas au bout.

)> — Continue !

» — La reine accède à nos désirs.

)> — La ligue a parlé seule?

)> — En mon nom. »

Raymond marche à grands pas dans la salle.

(i — La mère de Louis IX , poursuit En- » guerrand , s'est adressée directement à » moi , dans un moment de méfiance ; et , » me demandant si elle peut se rendre en » toute sûreté avec le fils de France aux » lieux que lui désigne la ligue , elle en ap-

» pelle à rhonneur héréditaire de mon nom )) pour la garantir de tout piège. Sa lettre » est la franchise même.

)) — Vous aUez lui répondre ?

» — Sans doute.

» — Et la prévenir du complot?

)) — Faut-il que je trahisse mes frères ?

)) — Oh ! s''écrie le comte hors de lui , la

)» position est monstrueuse. L'embûche

)) vos discours — votre calme C'est inex-

)> plicable , infernal . Le déshonneur , Pop- )> probre sont là. Qui portera votre ré- » ponse?

)) — Un fidèle messager : Toi.

)) -— t Moi! »

L'horreur étouffe le cri.

Page 1