CHAPITRE XII
attitude , ont frappé Raymond de stupeur.
a — Ce soir même, poursuit le prince, M tu partiras pour Orléans. La régente at- » tend ma réponse, »
Un froid mortel saisit le comte.
(( — Ce soir! a-t-il balbutié. Mais
» — Servant d'armes ! point de 7naù.
» Tu partiras : ton roi te Tordonne.
)) — Qu'ai -je à remettre à Blanche? une )) lettre?
)) — Non. La mère de Louis IX, pour )) éviter tout écrit dangereux , m'a prié de » lui faire parvenir , en répoi.se à sa ques- )) tion , une amulette ou un poignard, Cha- » cun de ces objets ayant un sens désigne
» d^ avance entre nous , la régente, sans que » j'écrive, saura ce que j'ai à lui dire.
)) — Que porterai-je ? le poignard ?
)' — Non , je te confierai Tamulette. »
Le preux a frémi de nouveau.
« — Cependant, murmure-t-il à voix )) basse, \e poignard eût dit : Trahison. Que )) peut signifier V amulette ?
)) — Je veux que tu Fignores, Raymond. » Ta conscience scrupuleuse est facile à » s'effaroucher. Il me parait convenable et » prudent de la mettre à l'abri de toute » alarme. Tu ne sauras ce que tu portes. » Obéissant à ma loi , en soldat fidèle à son )) chef, tu n'auras nul reproche à t'adres- » ser. Tu rempliras ta mission , dégagé de » tous noirs soucis ; et le devoir , dans cette