‹ Double règne (volume 2)Chapitre 70 sur 191 · CHAPITRE XYI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI

» — Ouais ! larroDDeur à ribiiudes ! ré- )) pond un servant d^ armes du prince ; nous » nVvons ni flambeaux ni torches.

» — Est-il saugrenu , ce criquet î Ne » vois-tu pas là une église ? On brise la » porte , compère ; on y entre , et Ton » prend les cierges.

)) — Bien raisonné 1 a clamé Eudes.

)) Qu^on dégarnisse les autels ; le saint des » niches j voit sans lumière. Quant à moi, » devant Bernardine , il me faut le cierge » pascal. »

Puis , penché vers la jeune fille , il continue à moitié ivre :

« — Tu es si belle ! chère enfant. Je » veux qu'on éclaire tes traits. »

Et il Tentourait de ses bras.

Mais Bernardine le repousse. Elle est pâle et glacée. Ses cheveux se sont dressés

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sur sa tête : son ame est saisie d^épouvante.

« — O monseigneur ! lui répond-elle , » que faites -vous?... C'est monstrueux.

» La mort ! un festin I et des cierges ! . . . » N"'entendez-vous pas le tonnerre ? Le ciel » est en feu , Fair suffoque. La terreur fait )) claquer mes membres. Regardez , là , » à droite , ce tertre ! . . . Ne voyez - vous » pas un suaire?... Les os sortiront de » leurs fosses. Ah ! n'éclairez point mon )) visage: je ne suis plus belle , mon prince. » Oh ! Par pitié ! point de lumière : je serai

» horrible à regarder, n

Mais le tyran éclate de rire.

« — Pauvre petite ! elle a des scru- )) pules. Comme elle a bien choisi son )> moment !... ;>

Puis, se tournant- vers ses bandits, il poursuit avec véhémence.

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