CHAPITRE XVI
(( — Mon Dieu ! crie-t-elle en sanglottant, )) mon Dieu! ayez pitié de lui! »
Le rideau de la tente s^ouvre. Encore des
cierges! les mêmes. Mais, auprès d'un
lit funéraire , cette fois ils sont à leur place.
L'enceinte est rougeâtre, et sans prêtre.
Un cri en est parti :
« — Il est mort. »
XVÎI
Le comte de Toulouse est à la dernière page du manuscrit. Il a frémi plus d\me fois en continuant sa lecture. Eh quoi î c^est sous la dictée d^Enguerrand qu^elle a été
172 DOUBLE RÈGJNE.
écrite, cette chronique où la rébellion, frappée d^anathème , s^ présente si odieuse î
A quelle tin semblable récit? Pourquoi
le mettre sous ses yeux ! Un livre n^est-il
pas en quelque sorte Famé de fauteur qui s'est faite visible? Enguerrand est inexplicable.
Quelques lignes , tracées de la main même du sire de Coucy, terminaient le dernier feuillet : c'étaient des sentences morales.
a Malheur au pays où les volontés capri- )» cieuses du peuple peuvent être reconnues » souveraines! Terrain changé en sable )) mouvant que le moindre choc bouleverse, > il n'appartient alors qu'aux tenq)étes , » et rien n'y lient que les ruines. Ce n'est