CHAPITRE XVII !7y
a — Qu^est devenue la reine Blanche ?
» interrompt vivement Raymond.
<( — Oh! Oh! quel accent chaleureux!
) Est-ce que celle-là f intéresse?... Le vent
> qui souffle en ce moment sur nosbannières, ) et qui en désarroie quel ques-unes , cher-
> cherait-il déjà à tourner la tienne vers » Paris? du reste , en cela, rien d^étonnant. ) Qu^est-ce qui ressemble plus à une gi- ) rouette qu\m drapeau? les deux, selon ) moi, font la paire.
<( — Horreur ! a répliqué le captif. » Et la rougeur monte à ses joues.
« — La régente, poursuit Brienne, n^a » point donné dans le piège que lui avait )) tendu la ligue. Elle a d^abord pris la route n de Melun comme pour se rendre à notre » appel; puis , changeant brusquement )) d^idée , instruite à temps de nos projets , » et sans doute bien informée , elle sVsl
)> dirigée à la hâte vers Monthleri ; Paris , )i en ce même moment , prévenu des dangers )) du jeune roi, se précipitait à sa rencontre. » Une foule innombrable , sortie de la » gi^ande cité , couvrait routes et avenues. » La mère de Louis IX , revue avec enthou- » siasme , est rentrée triomphante dans sa )» capitale au milieu des acclamations pu- »> bliques^ . Les transports étaient unanimes ; )> leur ivresse tenait de Tidolàtrie. On eut dit )) que le Ciel s'ouvrait ; et que , sur les ailes » de Blanche, le royaume français, en masse, » montait tout droit au Paradis.
)) — Mais par quel moyen, dit Raymond, )) la reine a-t-elle été avertie?..,.
)» — On Tignore : répond Brienne. »
' Voyez toutes les Vies de saial Louis, loules les Histoires Ue France, et tous les auieursdt^à cités.