‹ Double règne (volume 2)Chapitre 85 sur 191 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

)» t^esl toujours chère , n'est-ce pas ! Eh bien ! » je ne la céderai à personne ; on t^a repous- » se , j^ai sa foi ; et tout rival m'est odieux. » Aime-moi encore si tu Toses î

« — Oui , jeune homme ! je Poserai. Tu » souffres.... :r

» — Je hais la pitié.

» — Ton langage est âpre , Raymond ; )) mais traitons ici dWtre chose. J'ai voulu » forcer le vicomte de Béziers à me remettre » sa captive , et le Ciel m'est témoin que je )) ne songeais nullement à moi en réclamant )) Marie de Montfort ; mais Roger a bravé » mes ordres; et , retourné sans doute auprès » de sa victime , il a fui du camp cette nuit. )» J^ai ordonné de promptes recherches : » on le poursuit de toutes parts ; et Marie » redevenue libre —

» — Pourra disposer d'elle même ? Coucy )» n'y mettra nul obstacle ?

)> — Aucun.

» — Tu tiens donc ii ma vie ?

)) — J''ai besoin de mon frère d'armes; il » m'est absolument nécessaire.

» — Etrange illusion ! Messire. Où vit-on » jamais un homme absolument nécessaire )) à un autre homme ! il s'en peut rencontrer » d'utiles; il n'en est pas d'indispensables.

)) — Mais par serment tu m'appar- » liens.

» — Je n'appartiens à rien , Enguer- )) rand. D'ailleurs , loin de servir ton )» parti , je puis lui porter préjudice. » Ecoute un singulier aveu : tes drapeaux )» ne me charment plus comme autrefois; )) mon ardeur à défendre ta cause s'est » affaiblie à Orléans. Je ne saurais te le )) cacher plus long-temps : la reine Blanche » m'a charmé , j'ai admiré le fils de » France, et j^ai pensé tomber à leurs

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