‹ Double règne (volume 2)Chapitre 87 sur 191 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

)) Je devais le prévoir et m^ attendre. 11 )) te semble que bien des convictions s^é- )> branlent : ah ! c^est dans la nature de » toutes les choses de ce monde. Faut-il » s''étonner de ce que le temps varie î Faut- )» il s'irriter de ce que le vent tourne ! Si » Texpérience ne te manquait, tu te serais 'j déjà expliqué en partie ce qui se passe » autour de toi ; voyant alors d'un œil dif- » férent mon présent et mon avenir, (u )) aurais mieux compris, mieux jugé, Pé- » poque, les hommes, et moi-même.

» Raymond ! je ne prétends point, à la façon » des usurpateurs que la terre a maudits , )» régner par tyrannie et violence ; loin de » moi la pensée de voir le peuple uni à moi )> comme le fouet du maître à la peau de )) Tesclave. Si la France, changeant d'idées, » veut reprendre ses anciens maîtres y » qu'elle parle ! je me retire.

» — Non , s^écrie le comte avec force : )» tu n'abdiqueras point ta couronne. Nous )) te Tavons posée sur la tête ; elle est notre » autant qu'elle est tienne, »

Mais le chef Va. interrompu.

» — Que vas-tu fau-e de ta lettre ?

» — Faut-il la remettre ? mon prince !

)' — Suis le penchant secret de ton ame.

>) — Déchirerai-je le message ? J'ai fait )) serment de t'obéir : Cou€y ! prescris-moi » le devoir.

» — La chose est tout-à-fait impossible. » llaymond ! je te l'ai déjà dit , le devoir , )» tel que l'entendaient nos pères , n'est pas •( sur la route où nous sommes. Qu'a t-on )» mis en son lieu ( t place ? des nécessités et )) dis tâches. J'ai accepté la position, subis-

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