‹ Double règne (volume 2)Chapitre 88 sur 191 · CHAPITRE XYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYII

)) en le joug comme moi : c^est toi-même )) qui Tas voulu.

)) — Mais quelque voie que Ton adopte , » a repris le jeune captif, il y a partout le )> bien et le mai.

(( — Sans doute, répond Enguerrand:

n mais le sophisme les déplace , et la raison n humaine les brouille. 11 est des situations )) et des époques où , confondant le bien et » le mal, ne les distinguant plus Fun de » Pautre , les hommes s'y perdent égarés : » alors tout se mêle et se perd ; choses et >j mots se dénaturent ; plus de voix à la con- >> science ; crimes et vertus ont même air ; " et, dans ce désordre moral, dans cette >^ halte au sein des ténèbres , le doute gou- » vernant le monde , l'ordre social tombe en >> ruines 0 »

Le feu du courroux a jailli comme un

éclair des yeux du comte de Toulouse. Il mord ses lèvres de dépit.

f» — Je remettrai la lettre de Blanche. »

Et, ce disant, il s'éloignait.

Mais Enguerrand Ta retenu.

« — Raymond ! tu partiras sous peu » d'heures.

» — Pour quel lieu ?

» — Pour la maison forte. »

Le Toulousain a tressailli.

« — Trouverai-je là le sire Roger ?

» — Non.

» — Pourquoi donc m'y rendrais-je?

» — Pour une entrevue importante.

» — Quoi ! aux lieux qu'habitait Marie?. . .

» — Il s'agit d'affaires d'état : n'y mê-

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