‹ Double règne (volume 2)Chapitre 91 sur 191 · CHAPITRE XVJr · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVJr

» — Et quand faut-il partir ?

» — A rinstant.

i> — Thibaut de Champagne , où est-il ? » — Aux barrières du camp voisin.

)) — Est-il à cheval ?

» — Il t'attend.

)> — Et Hakem ?

' » — Il est prêt.

» — Adieu, n

La lettre de la reine Blanche, une heure après cet entretien , était remise au duc de Bourgogne.

L^astre des nuits , se levant à Phorizon , laissait tomber sa lumière pâle et vacillante sur les hautes murailles crénelées du château deCoucy. Le firmament se parsemait

d'étoiles ; et , belle de ce charme vague et mélancolique qui élève au ciel la pensée, la nature , d'ombres voilée , s'oftrait solennelle et muette.

Deux dames de haut parage, enveloppées de mantes brunes , et montées sur de légers palefrois , se dirigeaient rapidement le long de la rivière qui borde Coucy-la-Ville', vers les murs de la maison foHe. Un seul écuyer les guidait.

L'une de ces mystérieuses femmes avait le haut de la figure entièrement caché, selon la coutume d'alors, par un masque de velours noir. Son maintien était noble et fier , mais ses mouvemens étaient inquiets ; elle semblait vivement agitée ; et les paroles qu'elle adressait à sa compagne étaient empreintes de frayeur.

« — Grâce au ciel ! ils cmt perdu nos

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