‹ Double règne (volume 2)Chapitre 93 sur 191 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

M — JeTétudie.

,) — Et vous pardonnez?

)) — Je patiente.

» — Hardie et généreuse à la fois.

» — Non , mais confiante et sans haines. » Enguerrand est du sang royal —

)) — Il n'en est que plus criminel. Par- » don ! je vais peut-être trop loin. Vous » devez mieux juger que moi , car le dé- » vouement d'une mère , c'est comme un » rayon sous les vapeurs : tout ce qu'il » aborde il l'éclairé , tout ce qu'il traverse y* il l'épure.

» — Jeanne ! est-ce l'heure des flattc- )» ries!

)> — C'est du moins celle des dangers.

» — Je refuse de croire aux unes ; je rou- )» girais de songer aux autres.

» — Madame , nous touchons au but : la » maison forte n^est pas loin.

» — Quel bruit !

)) — Deux cavaliers s^approchent.

» — Arrêtons.

» — Thibaut de Champagne ! »

L^exclamation a été entendue. Un chevalier , qui se dirigeait vers le Val des Ombres , vient d^apercevoir les deux femmes ; il saute à bas de son coursier , se précipite à leur rencontre, et courbe son front devant elles. La dame au masque de velours lui tend la main en silence : Thibaut Ta portée à seslèvTes.

Le comte de Toulouse, suivi d^Hakem, s'était approché pendant ce temps de la demeure de Roger. La maison foiie était sans gardiens et sans maître 5 sa porte principale

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