CHAPITRE XVIII
un parchemin roulé ; puis, faisant un signe à Thibaut , elle quitte la galerie.
Sa compagne a suivi ses pas. Hakem les avait devancées ; il leur ouvre un des passages secrets conduisant à la chambre souterraine où Marie de Montfort fut captive.
Tenant un flambeau à la main , il leur montre par quelle ingénieuse mécanique on s^introduit aux souterrains. Thibaut en a pris connaissance ; et , par ordre des voyageuses, Raymond en étudie les ressorts. La porte ensuite se referme. Le comte de Champagne et les deux dames ont disparu derrière ses invisibles panneaux ; et le frère d^armes d'Enguerrand s'en revient pensif et troublé sous les murs de la grande salle.
Il tenait encore à la main le rouleau de la noble dame. Il le déploie , un sceau y
pendait. 0 ciel ! les armoiries de son père !
Le guerrier saisit un flambeau Pas
le moindre bruit : il est seul. Son cœur bat, sa main tremble... Il lit.
<( — Raymond ! nos malheurs sont finis. )) Le jeune roi de France vient , par dé- » cret souverain , et à la prière de sa mère, )» de me restituer mes états ^
)) Je pars à Tinstant même pour Rome ^, )) où le Saint-Siège me promet , grâce à )) Pintercession de Blanche , absolutions
* Voyez toutes les Vies de saint Louis. — Fleury, Histoire ecclésiastique y t. 16. — Histoire des Albigeois, Paul Perrin, 1. II, ch. 6. — Daniel. Histoire de France, l. 4, in-4 , p. 15.
'■ Histoire des Albigeois , Paul Perrin, 1. II, ch. 10. — nistoirr du Languedoc, fol. 41.