‹ Double règneChapitre 109 sur 137 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

)» donne; il ne prêle ni n'emprunte. Il » trouve toujours coupable la personne qui » est malheureuse , afin d'être dispensé de » la plaindre. En lui rien d'entier, cœur ni » tête.

» — Qui passe là?

» — Un maître fourbe : il a vingt lan- » gages divers. On dirait un de ces par- » chemins qu'on ratisse et qu'on reécrit , » offrant hier brevets de oloire , criant de- » main arrêt de mort \

)» — Et par ici ?

)) — Vraie nullité î un milieu entre rien » et quasi quelque chose.

' Voyez Monteil , Histoire des Français au XIV^ siècle, t. 2 , p. 88 : « Aussi , dit Monteil , le parchemin est » comme un bon homme qui est toujours de l'avis du • dernier qui lui parle. »

)) — Gare ! le comte de Boulogne.

» — Ami ! voilà le pire de tous ; il vend,

» à beaux deniers comptans, honneur , pays,

» devoir et famille; il eût bien voulu être

>» roi S mais sa couardise est connue, et le

» choisir était impossible. Tant de sermens

» ont été par lui entassés les uns sur les au-

» très, qu'il ne fait pas plus de cas aujour-

» d'hui de ceux quMl reçoit que de ceux

» quHl prête. Oh ! maie mort attend ce

» félon qui n'étrenne le pauvre d'une au-

» mône qu'à son corps défendant , et les

» dents grincées de ladrerie !

» — M'est avis , réplique un archer , que » notre vaillant patron , présentement le roi >) des Français, eût mieux fait de rester tout

' Voyez les historiens déjà cités.

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