‹ Double règneChapitre 110 sur 137 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

» bonnement le sire de Coiicy. A chacun le » bien de ses pères. D"'ailleurs, être roi de )) la façon et de Tidée de quelques têtes dé- » sordonnées , qui n'ont peut-être été » chargées par ame qui vive de cette » besogne , c'est pauvreté si ce n'est H honte. J'ai vu fustiger les saints d'une » église qui avaient laissé grêler les champs » de la paroisse ^ : on devrait bien fesser » aussi les hauts conducteurs d'un royaume, » lorsque , sous les roues de leur char , le » pauvre peuple est culbuté.

» — Sarpejeu ! quelle outrecuidance ! on )) te dirait clerc des écoles , sorti tout chaud » des bancs du rhéteur. Mais trêve aux » sornettes ! Messire Enguerrand tarde à

• Monteil , Histoire des Français au A71"" siècle , l. iî, p. 195.

» venir ; il paraissait pourtant bien pressé ', » car à peine m'a-t-on laissé le temps d''a- » chever mon repas du soir : aussi , beau- » coup trop en émoi , ai-je oublié totale- » ment de dire mon bénédicité , ce qui pèse » plus sur ma conscience que le souper sur » mon estomac.

» — Et mon pauvre destrier de bataille ! » clame piteusement un homme d''armes , >: a-t-il eu sa pitance? non. Il avait pour- » tant plus besoin de repos et de nourri- » ture que de voyages et de joutes ; car, ce ») matin , au Val des Ombres , estocades » Font écharpé.

» — Eh ! nous aussi , 'par la mort-Dieu !

» — Les routiers se sont bien battus.

» — J^en ai tué deux pour ma part.

» — J''en ai mis quatre en fuite.

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