‹ Double règneChapitre 121 sur 137 · CHA1»1TI\E IX · texte numérisé non relu

CHA1»1TI\E IX

élail accourue : des (lainbeaux éclairent renceinte : la captive du Val des Ombres a porlé les yeux vers Coucy — l^s bras retombent , ses pieds tremblent :

« — Lui !...t s'écrie-l-elle , tri]tMB|u ! »

Marie tombe éperdue sur un siège.

Enguerrand s''élance vers elle :^

<( — Dieu 1 i/fik vois-je ! . . . Ma fiancée ! ;>

Qui peindrait Tétiat de Raymond ! Ses membres se raidissent , ses dents se choquent. Se^fkix sortent de leur orbite.

« — Sa fiancée I répète-t-il.. »

Et ces mots tournaient dans son oreille avec un tintement funèbre. Sa torpeur était frénétique.

« — Raymond ! dit Enguerrand d'un )> ton brusque , c'est donc là celle que tu » aime??

» — Oui.

» ^^^loi aussi,

» — Après ?

)» — Cest assez.

)) — Non : cela demande une suite.

» — Ah ! lorsque tu disais : fai peur —

)) — Paix, messire î je ne le dis plus.

» — Tant mieux pour td||^

» - — Tant pis pour d'autres.

» — Et ton vœu solennel , Raymond ?

» Espérance , jeunesse , amour, tu m'as tout » livré sans réserve. Tu t'es voué à moi, » corps et ame : je ne l'ai pas oublié.

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