CHAPITRE
» — INi moi.
» — Ton eiiiçagement fut sacré.
» — Ta promesse doit l'être aussi. ]Ne viens-tu pas de me jurer tout à Pheure d'exécuter les volontés de Marie? Qu'elle parle ! qu'elle commande ! C'est ici la seule puissance : oui la seule ; à l'écart le reste. Elle 1 en ce moment: Nous!.... plus tard. »
Au pied crune des hautes tours du castol de Grand-Préau , les écuyers , fauconniers et pages de la comtesse Yoland de Soissons , s'exerçaient à mille jeux de force et
d'adresse; la noble dame du manoir, d'une des galeries extérieures qui dominait la cour principale, applaudissait à ce spectacle ; elle était avancée en âge ; et bien que , depuis longues années , la mort lui eût ravi son époux, elle en portait encore le deuil. Les exercices guerriers de ses servans d'armes récréaient ses jours de loisirs ; ils reportaient sa pensée au temps où jeune , belle et entourée d'adorations , elle présidait aux tournois pour y couronner les vainqueurs; un douloureux soupir de regret s'échappait parfois de son sein; puis , loin des vanités de la terre , sa foi la dégageait des souffrances.
Le castel de Grand-Préau était situé sur le sommet d'une montagne à peu de distance de Meaux. Ses murs avaient six pieds d'épaisseur, et ses fortifications étaient re-